|
|
Gaïa, personnage clownesque toute vêtue de blanc, se retrouve dans un non-lieu, une antichambre, une salle d’attente : le Purgatoire. Sur une scène, Gaïa attend... ce que l’on peut attendre dans ce genre d’endroit : que son dossier aboutisse. Blank (le mot : « Blank » se retrouve en anglais dans bon nombre d’expressions, qui toutes représentent l’état ahuri et complètement déconcerté de notre personnage face aux épreuves incongrues qu’il va devoir subir) met en scène l’errance de Gaïa dans le labyrinthe sans fin du purgatoire - où des règles absurdes la poussent à chercher toutes les petites subversions possibles et imaginables pour maintenir un semblant de liberté. Le jeu est tout en contrastes : physique et intime, gestuel et affectif, tout en écarts et en balbutiements - Gaïa n’étant pas très prolixe sous son nez rouge, nous emmènera à petits pas vers une sortie à sa manière…
|