Dans l’esprit du Yi King, outil de connaissance de soi qui traite des situations humaines à travers des thèmes comme l’ignorance, la di?culté initiale, l’accomplissement, le chorégraphe opère avec ce spectaculaire rébus une synthèse de son travail en même temps qu’il dresse un autoportrait.
Le Monde
Josef Nadj nous avait habitués à l’immersion dans l’oeuvre d’écrivains (Bruno Schulz, Jorge-Luis Borgès, Franz Kafka, Raymond Roussel, Henri Michaux). Aujourd’hui, par bonheur, il passe par le Yijing ou Livre des mutations, l’un des textes fondateurs de la pensée chinoise. Cette forme d’esprit lui convient à la perfection et il sait lui donner admirablement corps, grâce à une combinatoire sans cesse originale, que ne dément jamais l’amour de la fabrique artistique à vue, au cours de laquelle il fait montre d’une originalité inédite, sans cesse en mouvement.