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Danse / ATTENTION NOUVELLE DATE

Entracte
Chorégraphie et scénographie Josef Nadj
Jeudi 11 juin à 20h30 au Granit
Conservez vos billets du 12 mars. Ils seront valables pour cette représentation.
Si vous ne pouvez pas assister à cette représentation, merci de prévenir l'accueil du Granit.

Durée 1h


 réservation

  


Josef Nadj nous plonge avec Entracte dans l’une des oeuvres fondatrices de la civilisation et de la sagesse chinoises, qui est à la fois mode de pensée, vision du monde et de la vie, et tentative de saisie, d’appréhension et de compréhension de la totalité : il s’agit du Yi King ou Livre des transformations. Le socle, le « texte » premier du Yi King consiste en soixante-quatre hexagrammes (ou figures, composées chacune de six traits positifs ou négatifs), qui proposent, à partir d’éléments concrets, une représentation globale et hyperstructurée de l’univers dans son infinie diversité. Cette représentation est gouvernée par le principe selon lequel tout change constamment – selon lequel, chaque figure est susceptible en permanence de muter, se transformer ou se convertir en une autre figure. L’image à laquelle Nadj fait appel en l’occurrence est celle de l’eau qui n’a pas de forme propre, mais épouse celle de ce qui la contient.Nadj s’appuie sur le Yi King à un double niveau : structurel et poétique. En e?et, il conçoit cette nouvelle pièce comme une trame (signification du mot King) dont chaque noeud correspond à l’un des soixante-quatre hexagrammes. À cela s’ajoute l’idée que chacun d’entre nous, et plus largement chaque être, animé ou inanimé, est également un noeud dans une trame. Somme d’expériences et de transformations successives, soumis à un réseau d’influences complexes qui agissent sur lui et le modifient parfois en profondeur, il est à son tour et simultanément capable d’exercer son influence, d’agir sur lui-même comme d’interagir sur le monde et les êtres qui l’entourent. Cette pièce réunit un double quatuor : quatre danseurs pour quatre musiciens. Composée en parallèle à la partition chorégraphique, la musique d’Akosh Szelevenyi en est, littéralement, le coeur puisque les instrumentistes sont placés au centre du dispositif.

Dans l’esprit du Yi King, outil de connaissance de soi qui traite des situations humaines à travers des thèmes comme l’ignorance, la di?culté initiale, l’accomplissement, le chorégraphe opère avec ce spectaculaire rébus une synthèse de son travail en même temps qu’il dresse un autoportrait. Le Monde

Josef Nadj nous avait habitués à l’immersion dans l’oeuvre d’écrivains (Bruno Schulz, Jorge-Luis Borgès, Franz Kafka, Raymond Roussel, Henri Michaux). Aujourd’hui, par bonheur, il passe par le Yijing ou Livre des mutations, l’un des textes fondateurs de la pensée chinoise. Cette forme d’esprit lui convient à la perfection et il sait lui donner admirablement corps, grâce à une combinatoire sans cesse originale, que ne dément jamais l’amour de la fabrique artistique à vue, au cours de laquelle il fait montre d’une originalité inédite, sans cesse en mouvement.  L’Humanité

Josef Nadj
Josef Nadj, est né en 1957 à Kanizsa (province de Voïvodine, en ex-Yougoslavie, actuelle Serbie). Dès l’enfance, il dessine, pratique la lutte, l’accordéon, le football et les échecs et se destine à la peinture. Entre l’âge de 15 et 18 ans, il fait des études secondaires au lycée des beaux-arts de Novi Sad (capitale de Voïvodine). Puis, pendant quinze mois, son service militaire en Bosnie -Herzégovine.
Après quoi, il part étudier l’histoire de l’art et de la musique à l’Académie des beaux-arts et à l’université de Budapest, où il s’initie à l’expression corporelle et au jeu d’acteur.
En 1980, il part pour Paris afin de poursuivre sa formation auprès de Marcel Marceau, Etienne Ducroux et Jacques Lecoq. En parallèle, il découvre la danse contemporaine alors en pleine expansion en France, suit l’enseignement de Larri Leong (qui mêle danse, kinomichi et aikido) et d’Yves Cassati, prend des cours de tai-chi, de butô ou de danse contact (avec Mark Tompkins), commence à enseigner l’art du geste à partir de 1983 (en France et en Hongrie) et participe, en tant qu’interprète, aux créations de Sidonie Rochon (Papier froissé, 1984), Mark Tompkins (Trahison Men, 1985), Catherine Diverrès (l’Arbitre des élégances, 1988) ou François Verret (Illusion comique et La, commande du GRCOP, 1986).
En 1986, il crée sa compagnie, Théâtre JEL (« jel » signifie « signe » en hongrois) et monte sa première pièce, Canard Pékinois, qu’il présente en 1987 au Théâtre de la Bastille et qui sera accueillie dès la saison suivante au Théâtre de la Ville à Paris.
En 1982, Josef Nadj arrête complètement le dessin et la peinture pour se consacrer à la danse – mais, en 1989, il commence à pratiquer la photographie, activité qu’il poursuit sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui. Il ne recommencera à exposer qu’une quinzaine d’années plus tard.
Ce sont d’abord, en novembre 1996, les « Installations », une série de sculptures autour de la notion de temps, réalisées dans le prolongement de la création des Commentaires d’Habacuc ; puis en 2000, les « Miniatures », un cycle de dessins à l’encre de Chine inspirés, comme Les Philosophes, de l’œuvre de Bruno Schulz ; enfin, depuis 2003, ses photographies ont également fait l’objet de plusieurs expositions.
Depuis 1995, Josef Nadj est directeur du Centre Chorégraphique National d’Orléans.

DISTRIBUTION

Chorégraphie et scénographie Josef Nadj
Composition musicale Akosh Szelevényi
Création lumière
assisté de
Rémi Nicolas
Lionel Colet
Mise en son Jean-Philippe Dupont
Constructeurs décors et objets scéniques Olivier Berthel
Clément Dirat
Julien Fleureau
Julien Brochard
Décoratrice Jacqueline Bosson
Costumes
assistée de
Françoise Yapo
Karin Wehner

 

Direction technique Sébastien Dupont
Equipe technique en tournée
Régie générale et son/retour Steven Le Corre
Régie son/face Jean-Philippe Dupont
Régie lumière Lionel Colet
Régie plateau Alexandre De Monte

 

Danseurs Ivan Fatjo
Peter Gemza
Cécile Loyer
Josef Nadj
Musiciens Robert Benko
Eric Brochard
Gildas Etevenard
Akosh Szelevényi

 

Production et diffusion Martine Dionisio