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La metteuse en scène et chorégraphe belge Lies Pauwels nous ouvre les portes d’un ancien dancing, avec guirlandes et lampions de toutes les couleurs, pour y recréer un univers détonnant, peuplé de personnages étranges, drôles et très émouvants. For all the wrong reasons est le fruit d’un travail intensif avec une brochette mixte d’acteurs, danseurs et performeurs de Gant et de Manchester. Ces artistes sont tous remarquables par leur personnalité et talents kaléidoscopiques, ainsi que de leur jeu puissant, à la fois humoristique et tragique.
Blackpool. Fleur fanée de la côte britannique. Cité balnéaire populaire, jadis haute en couleur, qui se languit du temps où elle vivait à cent à l’heure.
C’est de cette petite ville proche de Manchester que Lies Pauwels s’est inspirée pour son spectacle : « Blackpool, Las Vegas miteux de la côte anglaise, est un endroit où tout le monde prend et donne des gifles. Dans une ville comme celle-là, on peut dépasser impunément les bornes. Station balnéaire qui était autrefois très populaire, Blackpool se raccroche aujourd’hui désespérément à ce glorieux passé. Les gens continuent d’y faire la noce du soir au matin, alors qu’en réalité, ils n’ont plus guère de raisons de faire la fête. » For all the wrong reasons s’articule autour des faux semblants et de la misère humaine qui se cache sous des airs de fête. Comment les gens s’y prennent-ils pour survivre dans notre monde impitoyable et dans quelle mesure jouent-ils la comédie au quotidien ? Les personnages qu’elle met en scène se battent pour survivre et le spectacle balance constamment entre deux extrêmes : fête et deuil, candeur et obscénité, rires et pleurs. Le résultat est un spectacle désopilant et dérageant sur « le visage à l’état brut de l’homme qui a jeté le masque ».
Revue chantante et dansante, stridente et percutante, For All the Wrong Reasons parle du cinéma que nous nous faisons pour nous donner l’illusion d’être dans le juste, des mensonges que nous nous racontons pour nous tenir droit, des secrets qui nous font rougir. Ce spectacle nous fait vivre des moments d’une grande intensité : il nous fait par exemple assister au baiser le plus doux de toute l’histoire du théâtre (ainsi qu’à un des plus terribles) et conjugue une sensibilité typiquement britannique avec une expansivité typiquement européenne.
The Guardian
MISE EN SCÈNE : LIES PAUWELS
INTERPRÉTATION : HARLEY BARTLES, ELENI EDIPIDI, DAVID HOYLE, SUZANNE LOUDON, KIRUNA STAMELL, WAYNE SUMMERBELL
VOICE-OVER : BENITO STUBBS-LA ROSA
CHOIX DE LA MUSIQUE : JOHAN PYCKE
DRAMATURGIE : TOM RUMMENS
ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE : BEN BENAOUISSE
LUMIÈRES : ANNE MEEUSSEN
DIRECTION DE PRODUCTION : JULIE ANN HESKIN
TECHNIQUE : TOM LANGFORD, DEXTER SCOTT, BART HUYBRECHTS
SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES : LIES PAUWELS
COSTUMES: JACQUIE DAVIES
VIDÉO ET PHOTOGRAPHIE : FRED DEBROCK
PRODUCTION : VICTORIA, GENT (B) / CONTACT THEATRE, MANCHESTER (UK) / MANCHESTER INTERNATIONAL FESTIVAL (UK)
COPRODUCTION : MAISON DE LA CULTURE, AMIENS (F)
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