Valeur sûre du jazz européen, le saxophoniste italien Stefano Di Battista a joué avec les plus grands : Elvin Jones, Michel Petrucciani, Claude Nougaro, Aldo Romano. Il signe ses albums chez le prestigieux label américain Blue Note, dont son dernier opus « Trouble Shootin’ ».
Après avoir célébré la musique de Charlie Parker, Stefano Di Battista s’inscrit dans la plus pure tradition funky. Il a déjà reçu l’adoubement de grands jazzmen américains. Cette récente session confirme ce que ces artistes ont flairé depuis le début : son expressivité et son sens du groove naturel.
Stefano Di Battista réussit un tour de force : passant du saxophone alto au soprano, il virevolte entre les époques et les styles, de la frénésie du be-bop à la douceur d’une bossa nova, du jazz rock endiablé à la sensualité des orchestres de Duke Ellington. Ses compositions originales s’enchaînent avec les reprises des grands maîtres américains.
Di Battista a formé un quartet d’artistes tout aussi talentueux et vibrants. Baptiste Trotignon, à l’orgue Hammond, apporte son élégance et sa maîtrise. Le batteur Eric Harland insuffle à ce jazz des éclats de modernité par une réactivité aussi excitante que ses relances. Le trompettiste Fabrizio Bosso fait preuve d’une attaque imparable.En totale empathie avec ses accompagnateurs, Stefano Di Battista leur laisse toute la place qu’ils souhaitent. Ecouter l’autre est pour lui la meilleure des écoles : « Il faut être ouvert pour recevoir les plus minimes révélations de l’art », annonce-t-il avec humilité.