actualites
septembre
octobre
novembre
décembre
janvier
février
mars
la Belge Quinzaine
avril
mai
juin
   

Danse

Soirée Odile Duboc
348 minutes et pas plus
Samedi 14 février de 15h à 19h et 20h30

www.contrejour.org

 
réservation
 
PREMIÈRE PARTIE
DE 15H À 19H AU CENTRE CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL DE FRANCHE-COMTÉ À BELFORT
ENTRÉE LIBRE
Présentation de La place de l’autre, d’après Le Pupille veut être tuteur de Peter Handke, suivie de projections de films (Odile Duboc, une conversation chorégraphique et la parole dansée de Rien ne laisse présager de l’état de l’eau), puis d’une improvisation autour de Projet de la matière dansée par Brigitte Asselineau et Stéphane Imbert et d’un solo d’Odile Duboc ODIL.

 

SECONDE PARTIE
DE SOIRÉE À PARTIR DE 20H30 À LA MAISON DU PEUPLE
avec le spectacle Rien ne laisse présager de l’état de l’eau suivi d’Insurrection (sous réserve)
Elle est blanche et brillante, informe et fraîche, passive et obstinée dans son seul vice : la pesanteur… elle s’effondre sans cesse, renonce à chaque instant à toute forme, ne tend qu’à s’humilier, se couche à plat ventre sur le sol… On pourrait presque dire que l’eau est folle, à cause de cet hystérique besoin de n’obéir qu’à la pesanteur…
Francis Ponge, Le Parti pris des choses, extrait

L’une des prétentions de Rien ne laisse présager de l’état de l’eau est d’explorer à nouveau l’oeuvre d’un ou de plusieurs peintres. Nous voudrions à nouveau aborder la notion de poids, cette fois-ci à travers la liquidité. Faire du corps et du mouvement qu’il génère l’élément principal des émotions et chercher à poursuivre notre relation à la Matière dans un dialogue à entretenir avec des oeuvres de peintres qui nous semblent s’en être inspirés.

Odile Duboc

 

« Cher Henri,

Dix-huit années compressées en 348 minutes et pas plus! Nous  savons que nous serons frustrées. Comment choisir ? Et aussi, comment donner à voir dans cette journée une pièce inédite ?

Laurent Vinauger nous avait proposé de montrer A cet endroit, notre création pour les Ballets de l’Opéra National de Lyon l’année dernière. Belle idée mais malheureusement vite abandonnée en raison des difficultés à trouver une date en commun.

Danser trois boléros ? pas raisonnable, on l'a déjà donné 3 fois. Mais Projet de la matière que l'on a jamais montré à Belfort. Oui, c’est ça qu’il faut faire. Mais non, aussi grand qu'il soit, le plateau de la Maison du Peuple ne convient pas.  Problèmes de hauteur de gril, de frises, de lumière. Dommage ! Les dernières représentations ont réuni tous les danseurs d’origine, quinze ans après sa création. C’était un si grand plaisir. On montrera le film à la place ?

Donner à nouveau Comédie et faire revivre nos pingouins ? Oh, c’est trop bête, dans la crainte de ne pas pouvoir faire le dernier événement de La pierre et les songes le 15 juin à cause d’une pluie incessante, on a totalement oublié que l’on avait prévu de faire traverser ces pingouins le long de la passerelle de la Porte de Brisach à un moment de l’événement ! On souriait pourtant bien à l’idée de leur apparition soudaine, chacun d’eux découvrant comme le public les danseurs/amateurs longeant inlassablement les fortifications, ou plongeant leurs regards sur les danses déposées sur la pelouse… Pingouins ou pas, on doit oublier Comédie. Trop de problèmes pour retrouver les danseurs d’origine. Et s’il existe un autre spectacle dans lequel les danseurs ont été indispensables au cours de la création, c’est bien Comédie.

Peut-être remonter La valse très peu dansé et jamais à Belfort? Un vieux rêve ; mais il faudrait aussi que ce soit avec les mêmes danseurs qui nous ont accompagnés sur ce quatuor : Vincent, Fabrice, et Claudia. Oui, Claudia Triozzi, tu sais, celle qui fait des performances. Elle chante aussi. Et elle est très prise ! Elle tourne beaucoup avec Alain Buffard et Véra Mantero.

Sniff ! on oublie encore une fois….

Une seule solution : se reporter à une pièce pour laquelle « la danse d’Odile » est essentielle et où le nombre d’interprètes  s’impose comme une donnée nécessaire à  l’œuvre.

Insurrection.  Oui, c’est ça qu’il faut, 20 danseurs ! spectacle qui a déclenché la nomination à la direction du CCN de Franche-Comté  à Belfort. Mais reprendre seulement la première partie dite l’Ordre établi. Nous savons que nous ne voulons pas remonter l’ensemble de cette pièce. Henri tu nous en avais parlé. Nous t’avions dit non, que nous n’y croyons plus. L’Ordre établi, oui. Ces 25 minutes restent purement graphiques et l’écriture de ce moment pré insurrectionnel nous satisfait encore aujourd’hui.

Ne pas s’arrêter à ça., bien sûr ! Une journée entière doit être consacrée à cet ultime dialogue avec le public de Belfort.

Alors, on y va :

La place de l’autre, d’après Le Pupille veut être tuteur de Peter Handke à 15h au CCN.

Depuis sa première présentation à la Coopérative en 2001, les quatre protagoniste (Stéfany Ganachaud, Françoise Rognerud toutes deux pupille et/ou tuteur, nous deux) avons retravaillé à une version plus chorégraphique, plus personnelle. Nous avons commencé à tourner cette pièce. Belle occasion de la montrer.

De 16h15 à 18h, deux films (Odile Duboc, une conversation chorégraphique et la parole dansée de Rien ne laisse présager  de l’état de l’eau) diffusés aussitôt après, également au CCN

Une fin d’après-midi inédite toujours au CCN avec ODIL (solo) puis une improvisation autour de Projet de la matière dansée par Brigitte Asselineau et Stéphane Imbert et une présentation surprise de films courts sur des créations  de Contre Jour.

Enfin, une soirée à la Maison du Peuple  avec Rien ne laisse présager  de l’état de l’eau à l’heure habituelle de 20h30 et pour terminer, dans le même lieu, la première partir d’Insurrection, l’Ordre établi à 22h30.

Une fête aurait lieu au CCN  après Insurrection toute la nuit durant ? 

Que penses-tu d’un tel programme ?

A très bientôt »

Odile Duboc et Françoise Michel.
Juin 2008