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Théâtre
Le jeu de l'amour et du hasard
Texte Marivaux / Mise en scène Michel Raskine
Mardi 7 à 19h30, mercredi 8 à 20h30 et jeudi 9 avril à 19h30
au Granit
réservation
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Le jeu de l’amour et du hasard est la pièce la plus célèbre de Marivaux, la plus jouée, la plus commentée. C’est surtout la plus radicale, la plus économe. Elle est dense, glaciale et... brève, quasi mathématique. Algèbrique, plus exactement. Deux + deux + deux personnages. Deux hommes et deux femmes, ou encore deux maîtres et deux serviteurs, soit deux couples de tricheurs, plus un père et son fils, organisateurs et voyeurs à la fois d’une «expérience», démarche chère au Siècle des Lumières.
Une comédie tragique, en somme. Une tragédie, peut-être ? Nous tenterons nous aussi une expérience : faire jouer le quatuor d’amoureux déguisés par des actrices et acteurs qui n’ont plus vingt ans. Leur maturité et leur expérience, et de la vie, et de la scène, nous empêcheront de succomber à la trop commune «musique des mots».
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Entendre -(ré)entendre ?- ce qui se dit, voilà l’idée.
Pas ou peu de «décor», mais plutôt des fragments de dix-huitième siècle, comme par e raction. Par exemple, canapés d’époque par-ci par-là pour se poser ou se cacher, frondaisons sur toiles peintes, chandeliers, bougies et nappes damassées... Pas de basques élégantes ou de robes virevoltantes, mais des vêtements d’aujourd’hui et les corps égarés dans un espace vide et quasi nu.
La rugosité du temps qui passe se chargera, pour ces vieux amants, de donner à ces danses d’amour la douce tristesse de la dernière passion. Plaisirs d’amour ne durent qu’un moment, chagrins d’amour durent toute la vie... Michel Raskine
Depuis janvier 1995, Michel Raskine dirige le Théâtre du Point du Jour, avec André Guittier. De 1973 à 1978, il est assistant de Roger Planchon. De 1982 à 1986, il travaille avec Gildas Bourdet et l’équipe des comédiens de la Salamandre à Lille. Au cinéma, il joue dans Histoire de Paul de René Féret, Félicité de Christine Pascal, La lectrice, Aux petits bonheurs et Un fil à la patte de Michel Deville, Jeanne et le garçon formidable de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Dans le domaine du théâtre lyrique, il assiste Gildas Bourdet et Alain Milianti pour la mise en scène de La finta giardiniera de Mozart, au Festival d’Aix-en-Provence en 1984. Avec Albert Herring de Benjamin Britten, présenté en mai 2000 à l’Opéra national de Lyon, il réalise sa première mise en scène d’opéra. En 2003, également à l’Opéra de Lyon, il met en scène Othello de Giuseppe Verdi. Il a mis en scène au total plus d’une vingtaine de spectacles, dont récemment Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce présenté à la Comédie Française de mars à juillet 2008.
MISE EN SCÈNE : MICHEL RASKINE
AVEC : STÉPHANE BERNARD, CHRISTINE BROTONS, JEAN-LOUIS DELORME, CHRISTIAN DRILLAUD, MARIEF GUITTIER , GUY NAIGEON, MICHEL RASKINE
DÉCOR : STÉPHANIE MATHIEU / COSTUMES : JOSY LOPEZ
LUMIÈRES : JULIEN LOUISGRAND / ASSISTANT : OLIVIER REY
PRODUCTION : THÉÂTRE DU POINT DU JOUR (LYON), LA ROSE DES VENTS (VILLENEUVE D’ASQ), LE BATEAU FEU (DUNKERQUE), THÉÂTRE DE SARTROUVILLE, THÉÂTRE DES 2 RIVES (ROUEN), LA COMÉDIE DE VALENCE
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