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BIOGRAPHIE
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ORIZA HIRATA
Oriza Hirata est né en 1962. Il est auteur, metteur en scène, professeur, directeur de la compagnie Seinendan et directeur artistique du Théâtre Komaba Agora à Tokyo. Il a écrit une trentaine de pièces, parmi lesquelles Tokyo Notes et Gens de Séoul, ses deux pièces les plus connues.
Il est l'une des figures les plus importantes du théâtre contemporain japonais. Il a fondé la compagnie Seinendan pendant ses années d'université et a eu depuis un rôle actif dans le monde théâtral japonais, notamment à travers sa méthode de « gendai kogo engeki » (théâtre contemporain en langue parlé), une nouvelle forme de théâtre imaginée en réaction au théâtre moderne japonais, dominé jusque-là par des copies du théâtre occidental.
Le Théâtre Komaba Agora, dont Oriza Hirata est le directeur artistique, est le lieu de résidence de Seinendan. Il sert aussi de lieu de concertation pour les compagnies de tout le Japon et audelà. Par ailleurs, Oriza Hirata collabore avec de nombreux artistes à l'étranger : en France, Corée, Australie… au travers de projets communs et de stages.
En France, Frédéric Fisbach révèle Oriza Hirata avec sa mise en scène de Tokyo Notes en 2000, deux ans après l'avoir mis en lecture. La version japonaise de Tokyo Notes, mise en scène par Oriza Hirata, est présentée à Paris en 2002. En 2003, Laurent Gutmann crée en français Nouvelles du plateau S au Théâtre National de Strasbourg, puis en 2004 au Théâtre de la Cité internationale et au Centre Dramatique de Thionville. En 2006, Frédéric Fisbach met en scène Gens de Séoul avec les acteurs japonais du Seinendan au Festival d'Avignon tandis qu'Arnaud Meunier crée la même pièce en français au Théâtre de Chaillot et en tournée. Cette même année, Oriza Hirata présente en tournée en Europe sa version de Nouvelles du plateau S. En janvier 2007, Laurent Gutmann a créé Chants d'adieu, pièce écrite spécialement pour des acteurs français et japonais. Cette pièce est reprise en tournée cet hiver.
Ses pièces (Tokyo Notes, Gens de Séoul, Nouvelles du plateau S, Les Rois de l'aventure) sont publiées aux éditions Les Solitaires intempestifs.
« Il ne se passe rien que de très quotidien dans le théâtre d'Hirata – entrées, sorties, papotages autour d'un thé, discussions sur le dîner. Mais ce quotidien est travaillé en profondeur par des questions beaucoup plus vastes, et, en l'occurence, par cette occupation japonaise qui ne dira vraiment son nom que plus tard, mais imprègne les êtres au plus intime. […] Oriza Hirata entremêle finement les différents plans, […] révélant les mécanismes inconscients de domination. »
Fabienne Darge
Le Monde
juillet 2006
à propos de Gens de Séoul
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AMIR REZA KOOHESTANI
Écrivain et metteur en scène, il est né en 1978 à Shiraz (Iran). À 16 ans, il publie déjà de courtes histoires dans les journaux locaux de Shiraz. À 17 ans, à la suite de sa découverte de quelques grands classiques du cinéma, il est attiré par le 7e Art et se met à suivre un temps des cours de réalisation. Sa « période cinéma » se résumera à deux films inachevés.
Il a 18 ans quand un membre du Mehr Theatrical Group lui propose d'écrire une pièce basée sur une de ses histoires. Bien que la pièce n’ait jamais été écrite, cette sollicitation le rapproche du théâtre. Pendant un an, il jouera comme acteur aux côtés des membres du Mehr Theatrical Group. Il arrête ensuite totalement le jeu et se met à écrire. Il se lance d’abord dans la réécriture d’une pièce appelée The Height, que Danial Taiebian met en scène. En 1999, Koohestani écrit sa première pièce, And the Day Never Came, qu’il ne put jamais faire représenter.
L’année suivante, à 22 ans, il écrit et met en scène sa seconde pièce, The Murmuring Tales, qui lui ouvre les portes du succès, et de la victoire sur lui-même. À l’occasion du International Fadjr Theatre Festival en Iran, The Murmuring Tales reçoit trois prix. Deux ans plus tard, il écrit sa troisième pièce, Dance on Glasses, l’une de celles qui connut le plus de succès et de controverses ces dernières années en Iran. Dance on Glasses fut invité à plusieurs festivals internationaux importants : Theater der Welt à Bonn (Allemagne), le Chekhov international theatre Olympiad à Moscou et le Kunsten Festival des Arts 2004 (Bruxelles) et au Théâtre de la Bastille. C’est lors de l’édition 2005 du Kunsten festival qu’est créée la pièce Amid The Clouds, qui à son tour provoque un vif intérêt des festivals européens. À l’occasion du Zuercher Theater Spektakel 2005, Hassan Madjooni, acteur, remporte le prix de meilleur interprète masculin. En septembre 2003, il présente à Téhéran une adaptation de la pièce canadienne de Nadia Ross et Jacob Wren, Recent Experiences, reprise en novembre 2007 au Théâtre de la Bastille dans le cadre du au Festival d’Automne puis en tournée. Il présentera en avril 2007 une performance, Dry Blood and Fresh Vegetables, à la Maison des Arts de Créteil et en mai sa dernière création, Quartet, au Kunsten Festival des Arts.
« Il y a des voix qui traversent la nuit. Celle de l'iranien Hassan Madjooni en est une. Elle semble venir de loin et de temps anciens, comme si en elle s'était déposée la mémoire innombrable de ceux qui, un jour sur terre, ont dû quitter le paysage de leur vie pour continuer ailleurs, dans des régions inconnues, dans des langues ignorées. Cette voix vous enveloppe, elle est douce, grave et profonde comme peut l'être le récit d'un drame, quand le souvenir a fait son œuvre intime et que les mots viennent, simplement, dire ce qui fut. »
Brigitte Salino, Le Monde, 20 octobre 2005, à propos de Amid the Clouds
Brigitte Salino
Le Monde
20 octobre 2005
à propos de Amid the Clouds
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SYLVAIN MAURICE
Ancien élève de l’École de Chaillot, Sylvain Maurice a été assistant d’Agathe Alexis, de Philippe Adrien et de Jean-Pierre Vincent. Passionné par le répertoire de langue allemande, il a mis en scène depuis 1992, avec sa compagnie l’Ultime & Co : La Foi, l’amour, l’espérance et Un fils de notre temps d’Ödön von Horváth, De l’aube à minuit de Georg Kaiser, Le Précepteur de Jakob Lenz, Berlin, fin du monde de Lothar Trolle et Makarov et Petersen sont morts, cabaret d’après les écrits de Daniil Harms.
En 1999, il met en scène Thyeste de Sénèque, qui remporte un vif succès au Centre Dramatique National de Gennevilliers, puis en tournée. Il est invité au Festival d'Avignon 2001, où il crée Macbeth de Shakespeare. Il revient ensuite à des formes plus légères, avec Plume et Ma chambre, deux spectacles autour de textes de Henri Michaux, une adaptation de L’Adversaire d’Emmanuel Carrère et un spectacle tout public, Les Aventures de Peer Gynt d’après Henrik Ibsen. Ces quatre spectacles ont été présentés en mai 2003 au Théâtre de la Commune, CDN d’Aubervilliers.
Depuis janvier 2003, il dirige le Nouveau Théâtre Centre Dramatique National de Besançon et de Franche-Comté. Il y a créé Œdipe de Sénèque, avec une comédienne et deux batteurs, L’Apprentissage de Jean-Luc Lagarce et Don Juan revient de guerre d’Ödön von Horváth et Un mot pour un autre, un spectacle tout public construit autour de pièces courtes de Jean Tardieu. En 2007, il a créé Le Marchand de sable, de E.T.A. Hoffmann et Les Sorcières de Roald Dahl, un spectacle de marionnettes tout public.
Il prépare pour mars 2008 Peer Gynt d’Ibsen.
« Habitué du théâtre d'Horváth, Sylvain Maurice déroule, d'une main sûre, le fil de l'errance d'un homme que la guerre avait “rendu meilleur“ et que la paix ramène “à lui-même“ tel qu'il était avant, séducteur cynique. »
Didier Méreuze
La Croix
décembre 2004
à propos de Don Juan revient de guerre
« Il se passe que le texte résonne haut et fort et qu'avec un rien d'accessoires on en peut goûter la puissance logique, en même temps que les accents d'épouvante sobrement maçonnés. »
Jean-Pierre Léonardini
L'Humanité
janvier 2005
à propos d'Œdipe
« Le monde de Sénèque est un monde humain, très humain. Il n'est pas inutile de l'interroger ces temps-ci. Sylvain Maurice, très conscient de ses responsabilités à la tête d'une institution […], ne se contente pas de son cher et ancien dramaturge. Il aime les rites, il aime la part archaïque du théâtre, mais c'est un homme engagé dans son temps et sa société. Un grand du théâtre, Sylvain Maurice. »
Armelle Héliot
Le Figaro, janvier 2005, à propos d'Œdipe
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