Régis Perray dont le travail l’amène à voyager dans de nombreux pays, porte une affection particulière à la Belgique. Son projet pour la Galerie s’oriente vers un jumelage, un duo à établir entre Bruxelles et Belfort à travers une diversité de techniques (actions performatives, photos, vidéos, objets/sculptures), le vernissage même, dans son déroulement, étant conçu par lui comme temps de lien social.
Bruxelles/Belfort, l’une arpentée à l’occasion de fréquents séjours, l’autre, ville à découvrir. Il existe pour l’artiste une forme d’engagement simple et quotidienne au coeur de la création qui la rend indissociable de sa vie, un peu à l’image de son amour pour la peinture flamande, de ses représentations de scènes de la vie quotidienne. Une autre reconnaissance de la valeur accordée aux gens, aux choses, aux gestes les plus simples, se lit dans le fait d’associer différentes personnes aux compétences spécifiques, venant d’horizons éloignés pour réaliser un projet artistique. Sur les sols, -lieux dont il a l’obsession- Régis Perray déploie dans le temps des activités physiques, laborieuses liées au nettoyage, à l’entretien. Si ces « actions-constats » tout comme son Dictionnaire autobiographique des Mots propres s’ancrent sans conteste dans une matérialité, une réalité concrète, c’est bien le spirituel qui s’avère être au centre de sa quête.