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Elle a été reconstruite en 1932.
Sa décoration reprend le langage des années 30 : forme massive, galbes, horizontalité affirmée par des jeux de cannelures et de lignes ...Une série de fresques à la gloire de Belfort fut réalisée. On peut encore voir les cartouches au-dessus de l'avant-scène qui représentent :"La Comtesse de la Suze et le galant Duc de Wurtenberg" par Philippe Le Molt; "Le Poète Léon Deubel, place du Carrousel" par Léon Delarbre. |

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Les locaux reflètent les traces du temps et les nombreuses contradictions nées de l'intervention de Jean Nouvel.
Les anciennes arcades dans la salle d'exposition deviennent des vestiges et éléments décoratifs.
Elles sont les traces d'éléments passés, maintenant obsolètes, mais générant de nouvelles formes.
Ici, elles donnent naissance aux arcades qui dessinent le bas de la façade vitrée sur le quai.
Devant, elle génèrent la boite de verre qui vient chercher le visiteur sur la place du théâtre.
Dans le café, les hublots engravés dans le mur du fond sont les traces de fenêtres rondes de la façade de l'ancienne caserne des pompiers. |

Cette salle résume parfaitement les thèmes explorés par le projet de Jean Nouvel : ouverture sur la ville, contrastes entre les matériaux (le chaud et le doux du parquet en bois/le froid et le dur des murs laissés à l'état brut), contrastes entre nouveau et ancien, décalages. La tension créée par ces contrastes fait prendre à l'espace, pourtant simple, un sens particulier et riche.
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Il a été aménagé lors de la première restructuration.
De cette époque, nous sont parvenues les grandes toiles qui ornementent les murs.
Illustrations de scène de théâtre, elles représentent :
"Hamlet hésite à tuer Claudius" de Bersier,
"La scène du puits de Pelléas et Mélisande" de Lecaron.
"Verts évanescents, bandes dorées, grenats épais écrasés sur les murs, tons diaprés, rouges mordorés, tachetures, teintes veloutées ou fraîches se répondent dans une splendeur réjouissante, presque cosmique, qui éclate en une apothéose dans les turqueries du grand foyer remis à neuf. |
Les pilastres y sont d'un bleu abyssal, turbulent, semé de miettes de feuilles d'or qui y scintillent comme dans une nuit d'opéra. Entre les allégories peintes, les miroirs renvoient le reflet des marbrures et du faux vilum du plafond. Le cuir des vieux canapés art-déco a été bariolé de curieux moirages, évoquant de magiques dissections aux saveurs d'huîtres vertes."
AMC revue d'architecture mai 1983
Depuis 1991, le Théâtre Granit s'est engagé dans une politique de production active, privilégiant la création théâtrale contemporaine.
L'ouverture en novembre 1993 de la salle de répétition "La Coopérative", un équipement unique en France, accentue ce parti-pris. Elle permet l'accueil des metteurs en scène et comédiens en résidence à Belfort, le temps des répétitions et de la création.
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